Le tapping neuroproprioceptif

Fonctionnement et

bienfaits

Qu’est-ce que le taping neuroproprioceptif?

Le taping neuroproprioceptif prend la forme d’une bande souple en coton élastique et respirant et respirant, conçue sans aucun principe actif ni médicament. Son épaisseur et son élasticité épousent presque exactement celles de la peau.
Contrairement aux bandages rigides de sport (le strapping classique) qui immobilisent une articulation pour l’empêcher de bouger, le taping est conçu pour accompagner vos mouvements naturels. La colle appliquée sous la bande forme des ondulations légères qui massent et stimulent la peau à chacun de vos gestes.
Comment ça fonctionne ?

L’action sur les nocicepteurs et le système nerveux

L’efficacité du taping repose sur des mécanismes physiologiques bien précis :

 

1. La décompression cutanée et le soulagement des nocicepteurs

 

Sous notre peau se trouvent des terminaisons nerveuses spécialisées appelées nocicepteurs. Ce sont les capteurs de la douleur : lorsqu’un tissu est comprimé, enflammé ou sous tension, les nocicepteurs envoient un signal électrique au cerveau pour l’avertir d’un danger.
Lors de la pose, la bande forme de légers plis qui sourient à la surface de la peau. Ce micro-soulèvement crée de l’espace dans les tissus sous-jacents (les fascias) :
  • Décompression : En libérant de l’espace, la pression physique exercée sur les nocicepteurs diminue immédiatement, ce qui réduit le signal de douleur envoyé au cerveau.
  • Effet « portillon » (Gate Control) : La stimulation tactile continue de la bande sur la peau voyage plus vite vers le cerveau que le message de la douleur. Le cerveau traite en priorité l’information du toucher, ce qui « ferme le portillon » à la sensation douloureuse.
  • Drainage : Cette décompression relance la circulation sanguine et lymphatique, accélérant l’évacuation des hématomes et des œdèmes.

 2. La stimulation de la proprioception 

La proprioception est notre « sixième sens » : c’est la capacité du cerveau à percevoir la position exacte de nos membres et de nos articulations dans l’espace sans avoir à les regarder.
Lorsqu’un muscle est blessé ou fatigué, ce réseau d’information devient flou. En étirant légèrement la peau lors de chaque mouvement, la bande envoie un signal nerveux continu. Elle agit comme un tuteur sensoriel qui aide le cerveau à mieux guider l’articulation, redonnant de la confiance et évitant les faux mouvements.
Une application polyvalente

Sur tout le corps

Le taping s’adapte à presque toutes les zones présentant des tensions, des faiblesses ou des déséquilibres :
  • Membre supérieur : Cou, épaules, haut du dos, coudes (épicondylite), poignets (canal carpien).
  • Tronc : Région lombaire (lumbago), cage thoracique, sangle abdominale.
  • Membre inférieur : Hanches, fessiers, genoux, mollets, chevilles (après une entorse) et voûte plantaire (épine de Lenoir).

La gestion du tonus : muscles hypertoniques et hypotoniques

Selon la tension appliquée et le sens de la pose, la bande permet d’agir sur le niveau de contraction musculaire :

Pour un muscle hypertonique (trop tendu, en spasme ou raide)

Un muscle hypertonique est verrouillé en contraction excessive.
  • La méthode : On applique la bande du point d’insertion du muscle vers son origine (du bas vers le haut) avec très peu de tension (0 % à 15 %). L’effet de rappel élastique de la bande invite le muscle à relâcher sa garde.

Pour un muscle hypotonique (faible ou inhibé)

Après une blessure ou une période d’inactivité, un muscle peut devenir hypotonique : il peine à s’activer et manque de tonus.
  • La méthode : On applique la bande de l’origine du muscle vers son point d’insertion avec une tension plus soutenue (25 % à 50 %). L’étirement de la bande stimule le recrutement des fibres musculaires, aidant le système nerveux à réactiver le muscle pendant le mouvement.

Précautions, contre-indications et réactions cutanées

Même si la colle acrylique utilisée est hypoallergénique, certaines règles de sécurité s’imposent :

Les contre-indications majeures

Ne jamais appliquer de taping sur :
  • Une plaie ouverte, une coupure ou une brûlure.
  • Une infection cutanée active (fongique ou bactérienne).
  • Une zone touchée par une thrombose veineuse profonde (phlébite).
  • En cas d’allergie connue aux adhésifs.

Que faire en cas de réaction cutanée ?

Si vous ressentez une démangeaison intense, une sensation de brûlure ou si des rougeurs apparaissent autour de la bande, retirez-la immédiatement. Il s’agit généralement d’une sensibilité à la colle ou d’une tension excessive appliquée sur la peau.

Conseils d’utilisation et retrait en douceur

  1. Préparation : La peau doit être propre, sèche et exempte de crème ou d’huile.
  2. Activation : Une fois la bande posée, frottez-la délicatement avec la main pendant quelques secondes ; la chaleur active l’adhésif.
  3. Pendant le port (3 à 5 jours) : La bande résiste à l’eau. Après la douche ou le sport, tamponnez-la doucement avec une serviette sans frotter les rebords.
  4. Retrait en douceur : Ne tirez jamais d’un coup sec au risque d’irriter l’épiderme. Mouillez la bande ou imbibez-la d’un peu d’huile végétale pour dissoudre la colle, puis déroulez-la doucement en maintenant la peau.

Il existe différents types de ventouses sur le marché actuel, dont celles en verre; mais la ventouse en silicone est la plus sécuritaire à utiliser.  Grâce à sa malléabilité, elle ne provoque pas de saignée, n’a pas besoin d’être chauffée et ne risque pas d’éclater, contrairement à son homologue en verre.

On retrouve la ventouse en silicone sous plusieurs formes. Il y a la ventouse conique, ronde, champignon et hybride. On peut s’en servir de manière statique ou en effectuant des mouvements, dépendamment de l’effet recherché. On utilisera les ventouses de manière statique plus souvent sur des contractures musculaires et avec mouvement, lorsqu’on désire diriger certains dechets métaboliques vers les emonctoires.

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